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Nous avons perdu des amis


Nous avons toujours une pensée émue pour tous ces amis, ces belles voix qui nous ont quittées toutes ces années durant.
Depuis 1986 nous avons pleuré le départ pour d'autres cieux, certainement tout aussi chantants, de nombreux choristes pleinement actifs au sein de la Schola au moment de leur départ et pour qui cette page leur est dédiée.

Nous n'oublions pas non plus tous les membres partis les années auparavant,
ni les les anciens choristes décédés qui avaient quittés les rangs de la Schola,
ni encore les proches des choristes partis également.
A chaque fois, la Schola veut apporter aux familles et à leurs proches tout le réconfort possible par notre amitié et nos chants.


Joseph BILY, Ténor et Président

Joseph BILY était un homme discret, plein de gentillesse. Il ne voulait blesser personne. Pourtant il savait ce qu'il voulait et avait l'art de présenter pour que tous acceptent sa vision des choses. Il avait cette manière de demander si bien qu'il était impossible de refuser.
Malgré une très grave maladie, sa famille et la Schola furent les moteurs de sa trop courte vie. Il savait que c'était irréversible, mais jamais je ne l'ai entendu se plaindre. Sa disparition le 7 juillet 1986 fut très dure pour l'ensemble de la Schola. Certains chants de sa messe de funérailles me sont encore difficiles à à chanter sans avoir une pensée pour lui.
Il faut retenir de Joseph, sa compétence, sa gentillesse, son dévouement et sa très grande serviabilité.


Philippe LAMBERT, Président
(extait de la brochure "60", toute l'équipe autour de Anne-Marie HENROTIN, Albert HENRY et Georges-Albert BRESMAL, 2009)

Jean ROUFOSSE, Basse

Jean faisait partie du Comité. Ceux et celles qui l'ont connu gardent de lui un souvenir ébloui: un homme exquis, délicat, plein d'humour, charmant, agréable...

Dans toute société, toutes les personnalités sont les bienvenues, et les différences entre elles sont un enrichissement pour l'ensemble. Par exemple, il faut des gens qui, en plus de leur sérieux au travail, arborent la gentillesse, la serviabilité, la bonne humeur, un sens de l'humour constructif et tellement agréable. Jean était certes de ceux-là. Qui ne se souvient des réflexions si sages et pertinentes qu'il distillait lorsque le Chef de choeur s'énervait ?

Jules GRANDMONT, Chef de choeur
(extrait de la brochure "60", ibid.)

Henri GALDEROUX, Basse

Henri était un secrétaire parfait: précis, méthodique, organisé... comme sa profession sous les drapeaux. Il jouait parfaitement son rôle de liaison entre sa Schola et ses "Chasseurs Ardennais". C'est grâce à lui que chaque année encore nous solennisons la messe des fastes du régiment des "Chasseurs Ardennais", une année dans l'église de Marche, l'autre dans la basilique de Saint-Hubert.
Henri était un choriste modèle. Son visage dans les rangs des choristes respirait et inspirait l'harmonie.

(extrait de la brochure "60", ibid.)

Willy ASSENMACKER, Basse

Willy représentait la noblesse, tout en simplicité, du travailleur. Il avait l'expérience d'une carrière aux nécessités pas toujours aisées. Il en parlait parfois, mais tout en nuances.
Chacun se faisait un plaisir de l'aider à classer ses nombreuses partitions. Personne ne l'aurait laissé sur la touche. Et il avait le sens de l'humour. On se souvient encore de sa sensationnelle prestation dans un extrait de la "Folie des grandeurs".
Willy? Un homme petit, mais un grand coeur, une énorme gentillesse.

(extrait de la brochure "60", ibid.)

Michel HORICKS, Basse

En cette page dédiée, rien ne pourra remplacer l'émouvant témoignage olographe, presque testamentaire, que Michel nous a donné à la veille du 50ème anniversaire de la Schola dans les pages du numéro 6 d'"Atout-CHOEUR". Ce témoignage de ce qu'il ressentait au sein de la Schola reflète fidèlement la sagesse personifiée de Michel.

"Apprendre", c'est tellement plus valorisant que la connaissance. C'est un ami qui me disait cela dernièrement, et je réalisais seulement à mon âge, la justesse de ces paroles...
C'est exactement ce que je ressens à la chorale. Quelle satisfaction, quelle fierté quand on arrive enfin à maîtriser parfaitement une partition.
Et puis, il y a en plus, le sentiment de faire partie d'un groupe, d'une équipe bien rodée, homogène, où l'on se sent solidaire et accepté. Et cela aussi est valorisant. Quand, par hasard, cela « déraille », un petit coup de coude de Christiane (merci Christiane), et c'est reparti... quelle richesse dans ce simple petit geste.
HEUREUX que je suis avec vous tous, de faire partie intégrante de notre chorale. Et puis aussi, son esprit festif, drôle, amusant, bon enfant, bon Dieu qu'est qu'on za bon (sic) tous ensemble...
Voilà ce que je voulais dire à la veille de notre cinquantenaire.
Merci à tous d'être ce que vous êtes, et de nous apporter tant de joie.

Roger DELHASSE, Ténor

Roger, qui nous a quitté le 8 mai 2009, était un homme de grande culture et curieux de tout. Fort d'avoir discipliné son souffle sur des milliers de kilomètres par monts et par vaux - il aimait courir - il est entré à la Schola en 1990 parmi les ténors. Il était régulièrement aux côtés d'Emile, notre trésorier, quand à l'occasion des fêtes, il fallait vendre des tickets aux participants. Il était toujours fidèle au poste !

(d'après la brochure "60", ibid.)

Michel JADOT, notre fidèle accompagnateur au piano

Chaque fois que Michel nous rejoignait en répétition, l'apprentissage du lied fit un bond énome en avant.
Michel, nous garderons de toi le souvenir d'un artiste à la sensibilité extrêmement riche.
Michel, nous garderons de toi le souvenir d'un professionnel extrêmement sérieux.
Michel, nous garderons de toi le souvenir d'un homme vraiment délicat: en effet, vis-à-vis de nous, amateurs pas toujours au top niveau des pros du métier, tu n'as jamais eu un geste ou une parole manifestant une quelconque impatience.


Jules GRANDMONT, chef de choeur.

J'appréciait chez Michel :
Sa grande sensibilité humaine et musicale,
Ses qualités de pianiste virtuose,
Le professionnalisme de son accompagnement et le respect de nos limites d'amateurs, que ce soit dans les "petites" oeuvres ou les "grandes" oeuvres,
Et surtout l'amitié qu'il nous faisait en nous accompagnant et en partageant nos moments de détente et d'amitié


Damien Vander Stichelen, ténor

Michel nous a quitté le 8 juin 2010.

Jean-Pierre PIROTTE, Basse

Jean-Pierre était nouveau dans nos rangs puisqu'il n'a seulement pu assister qu'à quatre répétitions.
Nous pensions que nous aurions tout le temps de le connaître au fil des répétitions et des concerts, nous avions donc encore tout à découvrir de lui. Sa place était réservée entre deux basses confirmées, car il désirait se sentir rapidement à l'aise dans l'apprentissage et l'exécution des chants.
Nous retiendrons de lui un homme amitieux, de grande gentillesse et au contact affable.
Jean-Pierre nous a quitté le 13 septembre 2010.

Ghislain REMY, Ténor

Notre ami Ghislain REMY nous a quittés inopinément le 6 février 2015. Nous pleurons en lui un fidèle compagnon de chant en qui nous avions beaucoup d'estime. Il est parti en nous laissant orphelins de sa gentillesse, de son talent et de son élégance.

Voici ce qu'en disait Jules GRANDMONT, par la voix de Philippe LAMBERT, lors de ses funérailles en l'église St-Martin à Forrières :
Quand on arrivait à la Maison de Village pour une répétition, de suite on voyait une série de personnes à l'ouvrage : amener le piano, placer les chaises pour tous les choristes (et il y en a plus de 75), apporter les instruments utiles pour que Cécile puisse être clairement aperçue de tous les choristes.
Et c'était exactement la même chose (en sens inverse) quand on déblayait le local de répétition.

Parmi tous ces travailleurs il y avait toujours notre ami Ghislain, notre cher ami aujourd'hui disparu.
Et en plus de son éternelle activité, il y avait surtout son sourire, perpétuel lui aussi.

Aujourd'hui, Ghislain, cher ami, nous te disons merci, un grand merci : pour ta générosité au travail, pour ton application à l'apprentissage musical et surtout pour la bonne humeur que tu créais au sein de notre société. Cela nous sera pénible de ne plus te voir, de ne plus échanger avec toi (toujours positivement !)

Sur la feuille de notation des présences aux répétitions il faudra bien ne plus te porter présent, mais je suis certain que nous hésiterons à le faire. Tout cela parce que nous savons que ton esprit sera toujours parmi nous. Les tiens sont certainement abasourdis eux aussi par la rapidité de ton départ. Nous comprenons la peine que doit faire la disparition d'une personne aussi gentille que toi. Nous leur souhaitons bon courage et prierons pour les aider à vivre ton absence.

Merci encore, cher Ghislain.

Philippe CROLS, Ténor

Philippe nous a quittés inopinément ce vendredi 11 décembre 2015, en pleine pratique de son activité de détente préférée: la randonnée. C'était la veille de notre concert traditionnel de Noël. Que dire de toute l'émotion qu'ont ressenti les choristes par cette absence subite et douloureuse dans nos gradins ce soir-là ?

Philippe était un ancien de la Schola où il était entré, aux débuts des années 1980, dans la pupitre des basses. Il ne s'y sentait pas à l'aise, sa tessiture ne s'y prêtait guère, et bien vite il rejoignit le groupe des Ténors où sa voix légère fut bien mieux mise en valeur.

Durant de nombreuses années, il mit sa tempérance au service du Comité en apportant ses avis sages au sujet les affaires du moment, faisant même office de modérateur quand les débats s'emballaient quelque peu. Ses notes de 'comitard' étaient peuplées de citations comiques entendues au cours des réunions, joignant çà et là quelques caricatures amusantes sur les sujets abordés, un véritable petit « Kroll » avant la lettre.

Philippe était un compagnon fidèle, affable et doux. Il ne manquait jamais de prodiguer des paroles réconfortantes à un camarade chez qui il ressentait un besoin d'apaisement, cela par sa connaissance de la philosophie et de la culture de la sagesse.
Car chez Philippe, les deux locutions « Être un ami » et « Avoir un ami » n'en faisaient qu'une, tant son sens de l'amitié était immense.

Jules GRANDMONT, Chef de Choeur et Chef de Choeur honoraire

Un drame immense a secoué la Schola en cet été 2017.
Au petit matin du 1er juillet, Jules GRANDMONT perdit la vie dans un accident domestique au cours de notre 4ème visite culturelle à Pipriac, au coeur de sa Bretagne qu'il aimait tant, et dont il se réjouissait de la retrouver.
Une perte incalculable, un chagrin infini.

Quelques jours au préalable, une fête anticipée pour ses 80 ans fut notre dernier rendez-vous d'allégresse où il nous a laissé l'image d'un homme entier, doté d'une grande émotion et d'une tendresse incommensurable pour ses deux familles, "celle de sang et celle de chant", pour reprendre ses propres mots.

Ces mots ne sont effectivement pas vains. La Schola Camille Jacquemin a été l'oeuvre de sa vie.
En effet, il en a repris la direction en 1964 au départ pour raison professionnelle de Monsieur Paul LANDENNE, pour assurer ce poste pour une durée d'un demi-siècle, même si, les dernières années, il céda dicrètement le flambeau de la direction artistique à sa propre fille Cécile en assurant au besoin (et en toute complicité) le rôle de suppléance.

L'espace manquerait ici pour retracer toutes les étapes de sa vie artistique au service de la Schola, tant l'oeuvre de Jules est gigantesque.
Pour nous y aider, on peut parcourir la chronique historique de la Schola en 7 épisodes du présent site (Menu "La Schola/Notre histoire/...") où il peuple de nombreuses pages, de quoi mesurer toute l'étendue de sa maîtrise et de son dévouement pour lesquelles nous lui devons une infinie gratitude.

Notons cependant les deux singularités à mettre en lumière qui ont dicté sa ligne de conduite toutes ces années et qui ont porté la Schola Camille Jacquemin à la qualité qu'on lui reconnaît aujourd'hui.
Le premier axe: son affiliation à l'enseignement de Camille Jacquemin. Jules adolescent était élève au collège St-Joseph à Virton où l'enseignement musical lui a été donné par l'abbé ORBAN, lui-même élève de Camille Jacquemin au Séminaire de Floreffe et chanteur au sein de la Schola Cantorum de Floreffe dans les années 1930. A cela, ajoutons la fascination de Jules, jeune adolescent, pour l'art du plain-chant prodigué par Paul LANDENNE, lui aussi élève de Camille Jacquemin à Floreffe; et enfin, ses premières années comme simple choriste toujours sous la direction de M. LANDENNE pour se convaincre que Jules fut un héritier culturel du génial musicien qu'était Camille Jacquemin.
Le second: Jules a mis au service de la Schola tout son talent d'autodidacte, sa pédagogie d'enseignant et son charisme pour insuffler à sa chorale une esprit de famille au service de l'apprentissage du grand art choral. Il était agréable de se laisser prendre la main par Jules dans les dédales d'une partition, de la scruter au scalpel, de donner le souffle et l'accent aux mots, et particulièrement dans les locutions latines, pour qu'enfin, Ô par miracle, à l'assemblage de tous ces éléments apparaissent en pleine lumière, l'esprit d'un chant et l'âme de son auteur.

"Il y a une telle richesse dans le patrimoine universel, une telle richesse de toutes les époques et de toutes les cultures qu'on n'arrivera jamais jusqu'au bout. On pourrait encore continuer durant 500 ans qu'on n'aurait pas encore fini. "
(Jules GRANDMONT - Interview TVLux le 27 mars 2009)

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